Michel, petit entrepreuneur humaniste

23 juin 2016

J’adore les petites surprises de la vie ! Hier, alors que je pestais de constater le manque de connaissances et d’initiatives pour réorganiser notre terrible système conventionnel agricole et de distribution alimentaire… Je reçois un mail de Michel !

Il m’écrit parce qu’il est  simplement à la recherche d’un graphiste/illustrateur qui pourrait réaliser un logo pour la start-up qu’il est en train de créer… et là, SURPRISE ! Sans savoir qu’une petite illustratrice qui dessine des fleurs et des ananas pouvait aussi s’intéresser de près à l’agriculture, il m’explique son projet et me donne le sourire au fur et à mesure que je le lis !
Le but de son entreprise est de contribuer au développement de « l’agriculture de demain » en créant une nouvelle plateforme collaborative pour aider les petits éleveurs et producteurs à gérer tout ce qui ce trouve derrière le mot « distribution » ; qu’ils puissent à la fois maitriser le prix de leur produits, vendre local, être incités à varier leurs productions et revenir à une agriculture paysanne, pour surtout se concentrer sur leur métier. Il souhaite contribuer à faire changer l’agriculture et son système qui fonctionne à l’uniformité, pour la rendre plus riche, plus juste, plus diverse et surtout plus humaine.

Après m’être confrontée dernièrement à une série de désillusions, Michel a débarqué en me redonnant de l’espoir et de l’optimisme avec sa vision de la vie, de l’évolution dont il témoigne sur son petit blog (parce que lui aussi il aime partager ce qui l’anime !) et ces mots ont fortement résonné avec ma pensée alors il faut que je vous en fasse profiter !

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« J’ouvre aujourd’hui ce blog sur la base d’une promesse faite à mon ancienne responsable lors de mon départ de Paris, et du poste d’alternant que j’y occupais.

Mais des promesses, je m’en suis également faites à moi même. 

La première, et celle qui détermine toutes les autres, pourrait paraître évidente, bateau diront certains, ou que sais-je encore, mais au final elle n’est pas anodine : 1. Poursuivre mes rêves.

Penser différemment. Non pas penser autrement pour ne pas entrer dans un moule, suivre la foule, mais penser d’une manière alternative, pour 2. Prouver que l’alternative est possible. 

Ma pensée alternative, elle, s’inscrit dans une réflexion complexe, celle de la Justice. Définir ce qu’est la Justice, c’est définir le bien et le mal. Chacun en a sa propre conception, et elle est souvent et de plus en plus définie par des dimensions individuelles que collectives, ou sinon, par le « Bien » individuel au détriment du « Bien » collectif, de la liberté individuelle au détriment de la liberté collective. Ceci m’amène à la promesse de 3. Me battre pour une justice environnementale, économique, politique, sociale plus collective, et plus durable. 

Cette recherche de la Même Justice à travers toutes ces dimensions converge vers une 4ème promesse en forme d’idéologie. 4. Considérer que la Vie, le Monde et la Nature, sont un Tout Complexe et que Tout est lié. Nos sociétés modernes n’ont eu de cesse de spécialiser, d’hyper spécialiser et d’isoler ces spécialités comme si l’on pouvait les étudier en toute indépendance. La femme/l’homme, par la science, pense être au dessus de la nature, pouvoir la maitriser, mais au final il ne maitrise que très peu de la complexité du monde dans lequel il vit, et ce autant en science naturelle, qu’en science économique ou sociologique. Je pense que le monde actuel et nos vies de tous les jours fourmillent d’exemples pouvant confirmer mes dires. L’humain gagnerait à reconnaître son infime et ridicule savoir.  5. Avoir conscience, que tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien, ou bien très peu. 

Et parce que je le sous-entends, et que la diversité fait la richesse : 6. Agir avec Empathie. Tenter de se mettre dans la peau des autres, et non pas juste dans leur peau, mais dans leurs conditions (économique, sociales, idéologique…); dans leur tête. Prendre conscience que les buts que les autres poursuivent peuvent être à l’opposé des miens, et non pas les déconsidérer pour cela, mais justement les considérer, de ne pas dénigrer les autres car ils ne suivent pas le même chemin que le mien, mais d’essayer de grandir par l’apport de réflexion qu’ils peuvent apporter.

Et enfin, 7. Me rappeler à chaque instant que je suis un animal mortel. Car sinon la vie serait bien terne.

Mais au final, pourquoi tout ça ? Pourquoi ne pas juste vivre une vie normale, avec un président normal (oui parce qu’il fallait que j’esquisse un petit peu de légèreté dans cette petite introduction, on me prend déjà bien trop au sérieux !), bref pourquoi ne pas se conformer à la norme ? 

Non pas que la norme me dérange en tant que telle, mais la norme dans laquelle nous vivons ne me semble juste pas être la bonne, et pourtant beaucoup se méprennent à penser que c’est la seule et unique voix possible, enfin mis à part le communisme stalinien, léninien, ou même encore poutinien, et maoïste.

Sans oublier bien sûr le totalitarisme, les dictatures dont nous sauve notre norme actuelle. Je lui reconnais au moins ça. 

Effectivement comparer à celles-ci, je dois dire que notre norme est plutôt bonne, mais j’ai pris pour habitude de comparer les choses avec le meilleure et non avec le pire. « Le mieux est le mortel ennemi du bien » disait Montesquieu.

Mais en fait ne sommes nous pas dans une dictature de la pensée unique ? Dans un dictature bien plus vicieuse que les formes précédentes, certes moins violente en apparence, une dictature de la bien-pensance, du chiffre, de l’économique sur le vivant, parce que de plus en plus nous voyons nos vies à travers l’économie -à raison malheureusement, car le système normé ne nous laisse guerre (jeu de mots volontaire…car c’est bien d’une guerre d’idées dont il s’agit) le choix.

Mais en fait cette vie normale que je dénonce, qu’à-t-elle de si terrible ? 

Il me semble que le simple fait d’évoquer la terrible vérité suivante, suffirait à mon propos : Des femmes, des hommes, des enfants et des nourrissons souffrent et encore trop souvent meurent tous les jours de faim, parce qu’ils n’ont pas d’argent, alors que d’autres meurent de folie parce qu’ils en ont trop.

C’est de ce monde « normal » dont je parle. A la fois tellement déconnecté de chacune de nos réalités et en même temps, essence même de la raison de nos maux et de l’impasse dans laquelle nous nous dirigeons.

Le sujet est complexe et la tâche est grande, mais je suis convaincu qu’une autre voie est possible. 

Ah, j’oubliais, le B-A-BA, 8. Vivre en pensant que rien n’est jamais acquis. 

Qu’elles soient pratico-pratiques ou plus idéologiques, philosophiques (car au final ce sont les deux faces d’une même pièce qu’est la vie), mes prochaines publications s’inscriront donc dans ces promesses. Mes promesses à moi-même. »

Voilà qui donne envie d’aider Michel dans ces projets ! En attendant l’évolution de son entreprise, vous pouvez découvrir à travers ses mots « le monde qu’il voit » par ici : http://michmichb.wix.com/le-monde-que-je-vois

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